Critique : Twixt ou suis pas sûre d’avoir tout capté

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Un écrivain sur le déclin arrive dans une petite bourgade des Etats-Unis pour y promouvoir son dernier roman de sorcellerie. Il se fait entraîner par le shérif dans une mystérieuse histoire de meurtre dont la victime est une jeune fille du coin. Le soir même, il rencontre, en rêve, l’énigmatique fantôme d’une adolescente prénommée V. Il soupçonne un rapport entre V et le meurtre commis en ville, mais il décèle également dans cette histoire un passionnant sujet de roman qui s’offre à lui. Pour démêler cette énigme, il va devoir aller fouiller les méandres de son subconscient et découvrir que la clé du mystère est intimement liée à son histoire personnelle.

Kumpi : bon avant de commencer cette critique il faut d’abord que j’évacue toutes les sales blagues qui auraient pu naître dans mon cerveau dérangé, donc hors de ma vue tous les « deux doigts coupe-faim » et autre « Twist à St.Tropez ». Twixt c’est le dernier film de Francis Ford Coppola, Twixt c’est la dernière bizarrerie qui est apparue sur nos écrans. Comme on aime le dire en prenant l’air intello ce film est un O.V.N.I. 

Un savant mélange entre Stephen King, Sin City, Edgar Poe… Vous l’aurez compris, ce n’est pas commun. Le film entier se déroule sur un second degré (voir des milliers de degrés) et devient finalement une réflexion profonde sur le beau, le laid, la fatalité, la création, le deuil, le remord… Le tout est traité par une alternance entre le réel et le rêve… est ce vraiment la réalité ? le rêve ? Vous sortez de la salle avec beaucoup de questions et très peu de réponse.

On peut y voir également une réflexion de Coppola sur ses propres débuts, ses premières galères face à la création… C’est donc la nostalgie qui s’immisce dans une œuvre à la fois douce, triste et violente. Mais c’est aussi drôle : les réflexions sur la relation entre le syndrome de la page blanche et l’auteur vous feront rire autant qu’elles sont criantes de vérité. 

Au casting, on retrouve Val Kilmer métamorphosé depuis ses années Top Gun. Il n’avait jamais vraiment réussi à renouer avec les bons films et c’est peut-être justement ce que Coppola recherchait. Un acteur, qui après un succès rapide se retrouve à bout de souffle cherchant (tout comme son rôle) à sortir du tunnel. De ce fait, Val Kilmer incarne à la perfection le rôle. Il est à la fois drôle, émouvant et ses rondeurs prises avec les années nous apparaissent sympathiques. L’autre rôle pilier du film c’est la jeune V incarnée par Elle Fanning. L’actrice qui s’était révélée dans Super 8 se ballade dans ce rôle sur mesure. Délicate, belle, mystérieuse et parfois terrifiante. 

En bref, Twixt vous l’aimez ou vous le détestez. On accroche ou pas selon notre propre histoire. Allez vous vous y reconnaître ou trouver le propos surfait ? Les O.V.N.I sont fait pour être découvert. À éviter pour le jeune public pour deux principales raisons : ils vont s’y embêter (pour ne pas dire autre chose) et l’ambiance peut être parfois oppressante. 

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